Présenté au 31e Festival international du film de Busan (BIFF), en octobre 2026, In the Clear Moonlit Dusk est l’adaptation en prises de vues réelles du manga romantique de Mika Yamamori. Réalisé par Kentaro Takemura, ce long-métrage japonais réunit Shunsuke Michieda et Seira Anzai dans une histoire de premier amour qui explore avec sensibilité les apparences, la construction de soi et la difficulté de se libérer du regard des autres. Derrière les codes familiers de la romance lycéenne, le film s’intéresse à deux adolescents admirés pour leur beauté, mais qui cherchent encore à comprendre leurs propres sentiments.

Yoi Takiguchi est une lycéenne qui attire naturellement l’attention. Avec ses traits fins, sa silhouette élégante et son allure androgyne, elle possède une beauté qui lui vaut le surnom de « prince » auprès de ses camarades. Les filles l’admirent, tandis que son attitude calme et assurée renforce cette image presque idéale. Pourtant, cette popularité a son revers : Yoi supporte difficilement d’être considérée comme un beau garçon plutôt que comme une jeune fille à part entière. Derrière les compliments et l’admiration se cache une adolescente qui aspire à être reconnue pour ce qu’elle est réellement, au-delà de son apparence.
Sa rencontre avec Kohaku Ichimura, un élève plus âgé qui bénéficie lui aussi d’une réputation de prince, vient bouleverser son quotidien. Beau, charismatique et sûr de lui en apparence, Kohaku semble avoir l’habitude de séduire sans effort. Mais, contrairement aux autres, il ne se contente pas d’admirer Yoi de loin. Il lui fait comprendre qu’il la trouve véritablement belle, la regardant comme une jeune femme et non comme une curiosité ou une figure idéalisée. Cette attention inattendue déstabilise Yoi, peu habituée à être abordée de cette manière.
Kohaku se montre rapidement direct dans l’expression de ses sentiments et entreprend de séduire la jeune fille. Déroutée par cette attitude, Yoi découvre peu à peu une facette de l’amour qu’elle n’avait jamais expérimentée. Leur rapprochement donne naissance à une relation qui oblige chacun à sortir de son rôle habituel. Sous leurs apparences de lycéens parfaits, les deux jeunes gens révèlent leurs incertitudes, leurs maladresses et leur manque d’expérience.
Pour Yoi, il s’agit notamment d’apprendre à accepter le regard amoureux de Kohaku et de découvrir comment elle souhaite être perçue. Pour ce dernier, cette relation constitue également une expérience nouvelle : derrière son assurance se dessine un garçon qui doit apprendre à composer avec la vulnérabilité et les exigences d’un amour sincère. Les incompréhensions, les doutes et les premiers élans de jalousie viennent ainsi rappeler que les sentiments ne se maîtrisent pas aussi facilement que l’image que l’on donne de soi.
L’équilibre naissant entre les deux protagonistes est également mis à l’épreuve par leur entourage, notamment par Takuto Ohji, un autre jeune homme associé à cette image de prince et qui s’intéresse lui aussi à Yoi. Les relations entre les personnages apportent de nouvelles nuances à cette histoire, où l’admiration, l’amitié et les sentiments amoureux peuvent parfois se confondre.

À travers cette romance, In the Clear Moonlit Dusk ne raconte donc pas seulement la naissance d’un premier amour. Le film interroge aussi la manière dont les apparences influencent les relations et la difficulté de se construire lorsque les autres semblent avoir déjà décidé qui l’on est. Pour Yoi comme pour Kohaku, apprendre à aimer revient à accepter ses propres contradictions et à découvrir la personne qui se cache derrière l’image publique.
Kentaro Takemura, un réalisateur attentif aux relations humaines
À la réalisation, Kentaro Takemura s’inscrit dans la tradition japonaise des récits qui accordent une place importante aux émotions et aux relations entre les personnages. Il a travaillé sur plusieurs productions télévisées remarquées, parmi lesquelles Unnatural (2018), MIU404 (2020) et Ms. Saionji Doesn’t Do Housework (2024). Il a également réalisé le long-métrage Our Secret Diary en 2023.
Avec cette nouvelle adaptation, le cinéaste s’attaque à un manga dont l’identité repose autant sur l’élégance de son dessin que sur les nuances psychologiques de ses personnages. Le passage à l’écran exige de préserver la délicatesse des émotions et la dimension visuelle de l’œuvre originale, sans réduire l’histoire à une succession de scènes romantiques. Le scénario est signé Yuichi Tokunaga, qui adapte le manga de Mika Yamamori.
Shunsuke Michieda et Seira Anzai, un duo au cœur du film
Dans le rôle de Kohaku Ichimura, Shunsuke Michieda apporte au film sa popularité et son expérience de la scène comme de l’écran. Né en 2002, cet acteur et chanteur japonais est membre du groupe de pop Naniwa Danshi. Il s’est fait connaître du grand public grâce à plusieurs productions télévisées et cinématographiques, notamment My Love Mix-Up! et The Files of Young Kindaichi. Son apparence juvénile et son charisme lui ont permis de s’imposer parmi les jeunes figures appréciées du divertissement japonais.
Son personnage, Kohaku, est un garçon dont l’assurance apparente dissimule une sensibilité plus complexe. Habitué à attirer les regards, il doit découvrir ce que signifie aimer véritablement quelqu’un et accepter que les sentiments ne se résument pas à la séduction. Son interprétation repose ainsi sur un équilibre entre spontanéité, confiance en soi et vulnérabilité.

Face à lui, Seira Anzai incarne Yoi Takiguchi. Actrice et mannequin japonaise, elle s’est progressivement fait une place dans le paysage audiovisuel nippon. Ce rôle lui demande de donner vie à une jeune fille dont l’apparence androgyne est à la fois une source d’admiration et un obstacle dans sa construction personnelle. Derrière son allure élégante et son comportement réservé, Yoi est une adolescente qui cherche à comprendre comment elle souhaite être aimée et reconnue. L’évolution du personnage repose sur cette tension entre l’image que les autres projettent sur elle et les sentiments qu’elle découvre progressivement.
Autour du duo principal, Rintaro Mizusawa interprète Takuto Ohji, dont l’intérêt pour Yoi vient compliquer les relations sentimentales. Également mannequin, notamment pour le magazine Men’s Non-no, Mizusawa développe parallèlement sa carrière d’acteur.
Yuna Hoshino incarne Nobara Tone, une amie de Yoi qui s’intéresse de près à l’évolution de sa vie amoureuse. Connue également pour ses activités sur Internet et ses apparitions dans des productions télévisées, l’actrice apporte au récit le regard d’une amie extérieure à la relation. Sayu Suzukawa, Takato Okura et Tatsumi Asa complètent la distribution dans les rôles de Kotobuki Hibiya, Sentaro Akane et Shun Kuwabatake, des personnages qui participent à l’environnement scolaire et amical des deux héros.
Yuuki Yoda interprète Yoshiko, une amie d’enfance de Kohaku, tandis que Naohito Fujiki incarne Seiichi Takiguchi, le père de Yoi, restaurateur spécialisé dans le curry. Acteur expérimenté du cinéma et de la télévision japonais, Fujiki apporte à la distribution une présence familière du public nippon.
Une adaptation d’un manga populaire
Le film est adapté de Uruwashi no Yoi no Tsuki, manga écrit et illustré par Mika Yamamori et publié dans le magazine Dessert des éditions Kodansha. L’œuvre s’inscrit dans le genre shōjo, traditionnellement destiné à un public féminin et souvent centré sur les relations sentimentales, les expériences de l’adolescence et la découverte de soi.
L’originalité du manga tient notamment à son jeu sur les représentations de la beauté et de la masculinité. Yoi et Kohaku sont tous deux surnommés « princes », alors même que leurs personnalités et leurs expériences diffèrent. Cette symétrie permet à l’autrice d’explorer les attentes sociales liées à l’apparence et les difficultés rencontrées par ceux qui ne correspondent pas tout à fait aux rôles que leur entourage leur attribue.
L’adaptation cinématographique conserve cette idée centrale : les personnages ne sont pas aussi parfaits que leur réputation le laisse croire. Leurs hésitations et leurs failles rendent leur rapprochement plus humain et donnent à cette histoire sentimentale une dimension initiatique.
La musique occupe également une place importante dans le projet. La chanson thème, intitulée « Moonlit », est interprétée par Naniwa Danshi, le groupe dont Shunsuke Michieda est membre. Ce lien entre la bande originale et l’acteur principal renforce la dimension romantique du film.
Fiche technique
Titre international : In the Clear Moonlit Dusk.
Titre japonais : Uruwashi no Yoi no Tsuki (うるわしの宵の月).
Pays : Japon.
Année : 2026.
Genre : romance, drame adolescent, récit initiatique.
Durée annoncée : 120 minutes.
Réalisation : Kentaro Takemura.
Scénario : Yuichi Tokunaga.
Œuvre originale : Mika Yamamori, manga publié chez Kodansha dans le magazine Dessert.
Distribution : Shunsuke Michieda, Seira Anzai, Rintaro Mizusawa, Yuna Hoshino, Sayu Suzukawa, Takato Okura, Tatsumi Asa, Yuuki Yoda et Naohito Fujiki.
Musique : Shu Kanematsu.
Chanson thème : « Moonlit », interprétée par Naniwa Danshi.
Production : TBS Sparkle.
Distribution japonaise : Toho.
Présentation en festival : 31e Festival international du film de Busan, octobre 2026.
Sortie japonaise annoncée : 23 octobre 2026.
Un premier amour pour apprendre à être soi-même
Avec In the Clear Moonlit Dusk, Kentaro Takemura propose une romance qui dépasse le simple récit d’une rencontre amoureuse. En plaçant deux lycéens admirés pour leur beauté au centre de l’histoire, le film s’intéresse à la difficulté de se détacher des apparences et de trouver sa propre place dans le regard des autres.
Portée par Shunsuke Michieda et Seira Anzai, cette adaptation mise sur les émotions, les hésitations et les transformations intérieures de ses personnages. Elle rappelle que derrière une image idéale se cachent souvent des doutes que personne ne soupçonne, et que le premier amour peut devenir une étape essentielle dans la découverte de soi.

Présenté au Festival international du film de Busan avant sa sortie japonaise annoncée pour le 23 octobre 2026, le long-métrage devrait attirer aussi bien les amateurs de romances japonaises que les lecteurs du manga original. Son propos reste simple, mais universel : être aimé ne signifie pas correspondre à une image parfaite, mais trouver quelqu’un capable de regarder au-delà des apparences pour découvrir la personne que l’on est réellement.
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