Du 6 au 15 octobre 2026, Busan deviendra une nouvelle fois l’une des grandes capitales mondiales du cinéma. Pour sa 31e édition, le Busan International Film Festival (BIFF) s’annonce particulièrement riche, avec 247 films venus de 59 pays, dont 105 présentés en première mondiale ou internationale. Une programmation qui fait la part belle au cinéma coréen et japonais et permettra notamment de découvrir plusieurs œuvres appelées à rejoindre les salles et les plateformes de streaming en 2027.
Cette édition marque également une étape importante dans l’histoire du festival. Créé en 1996, le BIFF fut le premier festival international de cinéma organisé en Corée du Sud. La première édition avait réuni 169 films provenant de 31 pays. En trois décennies, Busan s’est progressivement imposé comme un rendez-vous majeur pour le cinéma asiatique, particulièrement attentif aux nouveaux réalisateurs, aux œuvres indépendantes et aux évolutions de l’industrie.

En 2026, cette vocation prend une nouvelle dimension. Le festival vient d’être officiellement reconnu comme festival de catégorie « A » par la FIAPF, rejoignant ainsi le cercle des grandes manifestations internationales du cinéma. Son concours principal accueille 14 films, tandis que le Busan Award, récompense majeure de la compétition, bénéficie désormais d’une qualification permettant à son lauréat de prétendre à la soumission aux Oscars dans la catégorie du meilleur film international.
Le cinéma coréen au premier plan
Le cinéma sud-coréen occupe naturellement une place centrale dans cette programmation. Le film d’ouverture, The Table: Day and Night de Kim Jong-kwan, sera présenté en première mondiale. La compétition mettra notamment en lumière Beach Fictions de Lim Hayeon, Long Long Night de Youm Kyubock et Shaving de Kim Jung-hoon. Ces œuvres côtoieront de nombreux autres films coréens présentés dans les différentes sections du festival, c’est un panorama particulièrement large de la création contemporaine du pays.

La section Vision-Korea sera également particulièrement intéressante pour repérer les réalisateurs et les films susceptibles de compter dans le paysage cinématographique coréen de demain. Douze films coréens indépendants y ont été sélectionnés, dans une section qui constitue depuis plusieurs années un véritable laboratoire de nouveaux talents.

Parmi les rendez-vous les plus attendus figure également Dora, le nouveau film de July Jung, avec Kim Do-yeon et l’actrice japonaise Sakura Ando. Présenté après sa première mondiale à la Quinzaine des cinéastes de Cannes, le film connaîtra à Busan sa première rencontre avec le public coréen avant une sortie en salles en Corée du Sud prévue en 2027.
Le Japon, entre auteurs confirmés et nouvelles générations
Le cinéma japonais est lui aussi très présent dans la sélection 2026. La compétition accueille notamment Between Two Lovers de Nanako Hirose, The Day After Sunday de Takuya Kato, Satoko Always de Shuichi Okita et silver express de Miki Tanaka. Le festival donnera ainsi une place importante à différentes générations de cinéastes japonais et à des écritures très variées.
La programmation japonaise se prolonge dans les autres sections, avec notamment Look Back de Hirokazu Kore-eda en Gala Presentation, ainsi que plusieurs œuvres sélectionnées dans Vision-Asia. Cette présence confirme la volonté du BIFF de faire de Busan une véritable vitrine du cinéma asiatique contemporain, au-delà des seules productions sud-coréennes.
Pour les amateurs de cinéma japonais et coréen, l’intérêt du festival réside précisément dans cette possibilité de découvrir très en amont des œuvres qui feront ensuite leur chemin vers les salles, les festivals internationaux ou les plateformes de streaming. Busan fonctionne ainsi autant comme un événement cinématographique que comme un observatoire des tendances à venir.
Une programmation qui dépasse largement les projections
Le BIFF 2026 proposera également des rencontres avec les réalisateurs et les acteurs, des master classes, des conférences, des séances en plein air et des programmes destinés à rapprocher le festival du public. Au total, 316 films seront projetés en incluant les 69 œuvres de Community BIFF, tandis que les projections seront réparties sur 31 écrans dans huit salles de Busan.

L’animation bénéficiera par ailleurs d’une attention particulière cette année, avec une sélection consacrée à ce secteur et la présence annoncée du réalisateur japonais Rintaro, figure majeure de l’animation japonaise. Le festival accueillera également l’Asian Contents & Film Market, qui réunira professionnels de la production, de l’investissement et de la distribution autour des nouvelles évolutions du secteur audiovisuel asiatique.

Trente ans après ses débuts, Busan reste donc fidèle à son ambition initiale : découvrir les nouvelles voix du cinéma asiatique et leur offrir une passerelle vers le public international. Avec une édition 2026 particulièrement dense et une forte présence coréenne et japonaise, le BIFF pourrait surtout offrir aux spectateurs un avant-goût précieux des films qui feront parler d’eux en 2027.
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