Sur les hauteurs du Tokachidake, dans le centre de l’Hokkaido, le printemps s’installe lentement. Malgré la hausse progressive des températures en plaine, les pentes du massif volcanique restent largement enneigées au mois de mai, elles attirent chaque année des randonneurs venus profiter des conditions particulières de l’intersaison.


Le Tokachidake, sommet emblématique de la chaîne de Daisetsuzan, culmine à plus de 2 000 mètres d’altitude. Au printemps, les itinéraires de randonnée traversent encore de vastes étendues de neige compacte, tandis que les premières zones déneigées apparaissent sur les versants exposés au soleil. Cette période offre des paysages contrastés entre reliefs hivernaux et signes du retour de la végétation.


Dès les premiers sentiers, les marcheurs évoluent dans un environnement marqué par l’activité volcanique du massif. Des fumerolles restent visibles à proximité de certaines zones du parcours, rappelant l’activité géothermique toujours présente dans la région. Les conditions de progression varient selon l’altitude et l’exposition, nécessitant souvent l’utilisation de crampons légers ou d’équipements adaptés à la neige de printemps.



Sur les crêtes, les panoramas dégagés permettent d’observer l’ensemble du parc montagneux de Daisetsuzan, encore largement recouvert de neige à cette période de l’année. À Hokkaido, le décalage climatique avec le reste du Japon reste particulièrement visible au printemps. Alors que les régions plus méridionales entrent déjà dans une végétation avancée, les secteurs montagneux du nord de l’île conservent des conditions hivernales jusqu’au début de l’été.



Les autorités locales rappellent toutefois que les randonnées sur le Tokachidake nécessitent une préparation adaptée. Les changements météorologiques rapides, la présence de neige résiduelle et l’activité volcanique imposent une vigilance particulière, même au printemps.

Pour de nombreux visiteurs, cette période reste l’une des plus appréciées pour découvrir la montagne de Hokkaido, avec une fréquentation encore limitée et des paysages où coexistent les dernières traces de l’hiver et les premiers signes de la nouvelle saison.
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