Du 27 octobre au 3 novembre 2026, le Festival du film coréen à Paris (FFCP) revient pour sa 21e édition au Publicis Cinémas, sur les Champs-Élysées. Devenu un rendez-vous incontournable pour les amateurs de cinéma sud-coréen, l’événement propose une nouvelle immersion dans une production particulièrement diverse, entre films d’auteur, thrillers politiques, comédies, drames familiaux, œuvres historiques et courts-métrages.

Cette année encore, le festival entend faire découvrir au public parisien des films inédits et des réalisateurs qui contribuent au renouvellement du septième art coréen.
Vingt et une éditions au service du cinéma coréen
Fondé en 2006, le Festival du film coréen à Paris est né de l’initiative d’une équipe de bénévoles passionnés, désireux de mieux faire connaître la richesse du cinéma sud-coréen en France. Au fil des éditions, il a développé une programmation ouverte à différentes sensibilités artistiques, en associant films récents, avant-premières, courts-métrages et rencontres avec les cinéastes.
L’évolution du festival accompagne celle du cinéma coréen lui-même, dont la reconnaissance internationale s’est considérablement renforcée au cours des dernières décennies. Si les succès commerciaux et les grandes productions ont contribué à sa popularité, le FFCP accorde également une place importante aux œuvres indépendantes, aux regards singuliers et aux histoires ancrées dans la société contemporaine.
Son fonctionnement repose sur un travail de sélection mené plusieurs mois en amont, ainsi que sur la traduction des films et l’organisation d’échanges avec les invités. Cette démarche permet de présenter au public français des œuvres parfois difficiles à découvrir dans les circuits traditionnels de distribution.
Une programmation 2026 entre histoire, société et récits intimes
La 21e édition se déroulera du 27 octobre au 3 novembre et proposera une sélection de longs et courts-métrages, avec des avant-premières, des séances spéciales et des rencontres avec plusieurs cinéastes. Les œuvres retenues témoignent de la variété des genres et des préoccupations qui traversent aujourd’hui le cinéma sud-coréen.
The Assassin(s) — Hur Jin-ho
Le festival ouvrira le 27 octobre avec ce thriller politique situé en août 1974, au moment de la tentative d’assassinat du président Park Chung-hee et de son épouse. Un policier présent sur les lieux et deux journalistes mettent en doute les conclusions officielles de l’enquête et décident de mener leurs propres investigations. Un film qui revient sur un épisode majeur de l’histoire contemporaine sud-coréenne.
Possible Love — Lee Chang-dong
Parmi les rendez-vous les plus attendus figure le nouveau film du cinéaste Lee Chang-dong, présenté en avant-première. Le récit met en parallèle deux couples issus de milieux sociaux très différents : un ouvrier licencié et son épouse, d’une part, une documentariste engagée et son mari fortuné, d’autre part. Leur rencontre bouleverse leurs trajectoires. Le film réunit notamment Jeon Do-yeon, Sul Kyung-gu, Zo In-sung et Cho Yeo-jeong.
Dora — July Jung
La réalisatrice de A Girl at My Door et Next Sohee revient avec un drame qui suit une jeune fille atteinte d’une mystérieuse maladie affectant sa peau. Ses parents l’emmènent dans une maison au bord de la mer, où elle retrouve un environnement familier et se rapproche d’un couple. Si son état semble s’améliorer, cette parenthèse fait émerger de nouvelles inquiétudes. Le film sera présenté avant sa sortie française annoncée pour février 2027.
The King’s Warden — Chang Hang-jun
Le registre historique sera également représenté par ce film consacré au jeune roi Danjong, déchu au XVe siècle et exilé dans un village reculé. Le chef du village qui accepte de l’accueillir découvre l’identité de son hôte et se retrouve confronté aux conséquences des luttes de pouvoir de la dynastie Joseon. Le film s’inscrit dans une tradition coréenne qui revisite les grandes figures du passé à travers le destin des individus.
The Observer’s Journal
Cette œuvre singulière déploie trois récits entre la Corée du Sud, la Serbie et la Thaïlande. Une réalisatrice retrouve les traces de son passé, un cinéaste en déplacement se sent suivi par une journaliste et une voyageuse découvre un hôtel à l’atmosphère étrange. Le film joue sur les identités, les perceptions et les incertitudes, illustrant la place accordée aux propositions narratives audacieuses dans la sélection.
The People Upstairs — Ha Jung-woo
Pour contrebalancer les récits plus sombres, cette comédie s’intéresse à deux couples voisins. Un dîner organisé entre eux fait progressivement remonter les frustrations et les fragilités de leur vie conjugale. Réalisateur et acteur, Ha Jung-woo retrouve ici un registre où les tensions du quotidien deviennent matière à observation sociale et à humour.
La section « Paysage » complète ce panorama avec des films comme 7 Days 7 People, consacré aux hésitations sentimentales et professionnelles d’un musicien indépendant, Halo, qui suit un jeune livreur rêvant de vivre de sa passion, ou encore Journey There, récit d’une amitié entre deux solitudes.
Relay Race, documentaire consacré à un survivant du naufrage du Sewol et à son combat contre le traumatisme, apporte une dimension particulièrement sensible à la sélection.
Les relations familiales occupent également une place importante avec Left Behind et Ideal and Weird Family, tandis que People and Meat mise sur une comédie autour de personnes âgées désireuses de retrouver une place dans la société. La programmation associe ainsi les questions sociales, les histoires intimes et les expérimentations formelles, sans se limiter à un seul portrait de la Corée contemporaine.
Le festival au-delà des salles des Champs-Élysées
L’édition 2026 s’étend également à d’autres lieux culturels parisiens. Le musée Guimet s’associe au festival avec quatre séances exceptionnelles : une programmation de neuf courts-métrages d’animation destinée au jeune public, puis trois longs-métrages réunis autour de l’amour du cinéma.
Parmi ces projections figure Time of Cinema, présenté le 28 octobre, qui explore les liens entre les spectateurs, les cinéastes et les salles obscures. Le 29 octobre, Spring Snow propose un récit inspiré des relations passées de deux réalisateurs, tandis que Mr Kim Goes to the Cinema, programmé le 30 octobre, suit Kim Dong-ho, figure majeure du festival de Busan, dans ses voyages à la rencontre du cinéma et de ceux qui le font vivre.
Une rencontre avec les réalisatrices Kim Ji-hyun et Kim Mi-jo est également prévue au Centre culturel coréen le 30 octobre à 18 heures.
Après Paris, le festival se prolongera à Lille, au cinéma Le Majestic, du 4 au 8 novembre, avec trois longs-métrages et une séance de courts-métrages pour le jeune public.
Informations pratiques
Dates
Du mardi 27 octobre au mardi 3 novembre 2026.
Lieu principal
Publicis Cinémas, 129 avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris.
Métro : Franklin D. Roosevelt, lignes 1 et 9.
Tarifs
Le tarif annoncé pour les séances du festival est de 6,50 € par place, avec un supplément de 0,50 € pour les réservations en ligne. Certaines conditions particulières s’appliquent aux abonnements de cinéma.
Programme et réservations
Les horaires, les films, les séances accompagnées de rencontres et les disponibilités des billets sont à consulter sur les sites officiels.
Horaires et billetterie Publicis Cinémas
Les séances organisées au musée Guimet obéissent à des modalités distinctes. La projection destinée au jeune public a lieu le 25 octobre, avant l’ouverture officielle du festival, tandis que les trois séances consacrées au cinéma se déroulent du 28 au 30 octobre. Les conditions de réservation sont à vérifier auprès du musée.
Un rendez-vous pour découvrir d’autres regards sur la Corée
En vingt et une éditions, le Festival du film coréen à Paris a construit un espace de découverte qui dépasse les succès internationaux les plus connus. Sa programmation 2026 fait dialoguer les grandes pages de l’histoire sud-coréenne, les mutations de la société, les difficultés du quotidien et les interrogations plus intimes. Elle accorde aussi une place aux nouvelles voix du cinéma, aux œuvres indépendantes et aux propositions qui échappent aux catégories habituelles.
À travers les projections, les avant-premières et les rencontres, le FFCP offre ainsi une occasion privilégiée de prendre le pouls d’une cinématographie en mouvement.
Une semaine pour retrouver des cinéastes reconnus, découvrir de nouveaux talents et mesurer, film après film, la diversité des histoires que le cinéma coréen a encore à raconter.
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