Les sentiers de montagne coréens ont accueilli cet été une délégation française venue découvrir l’une des grandes passions du pays : la randonnée. Le ministre sud-coréen de la Culture, des Sports et du Tourisme, Chae Hwi-young, a accompagné une délégation de la Fédération Française de la Randonnée Pédestre (FFRandonnée) lors d’une randonnée au mont Bukhan, au nord de Séoul.
Fondée en 1947, la FFRandonnée rassemble aujourd’hui quelque 240 000 adhérents et constitue l’une des principales organisations françaises consacrées à la pratique et à la promotion de la randonnée pédestre.

Une quarantaine de ses membres ont séjournée en Corée du Sud pendant onze jours afin de découvrir plusieurs des principaux territoires coréens dédiés à la randonnée et au tourisme de montagne. Leur itinéraire traverse une grande partie du pays, avec des étapes au mont Bukhan à Séoul, au village traditionnel de Hahoe à Andong, au mont Namsan à Gyeongju, au mont Geumjeong à Busan, dans la baie de Suncheon ainsi qu’au mont Jiri, l’un des massifs les plus emblématiques de la péninsule.
Des montagnes au cœur de la culture coréenne

En Corée du Sud, la randonnée occupe une place particulière dans les loisirs et la culture populaire. Malgré un territoire relativement compact, le pays est largement constitué de reliefs montagneux. De nombreux massifs sont facilement accessibles depuis les grandes villes, faisant de la randonnée une activité très pratiquée par les habitants, aussi bien le week-end que lors des périodes de vacances.

À Séoul, le mont Bukhan en est l’un des meilleurs exemples. Dominant la capitale du haut de ses reliefs rocheux, le parc national de Bukhansan offre un réseau de sentiers particulièrement apprécié pour ses paysages, ses formations granitiques et ses panoramas sur l’immense agglomération. Le site permet également de découvrir des vestiges historiques, notamment d’anciennes fortifications.
Plus au sud, le mont Namsan, à Gyeongju, propose une expérience différente. Ancienne capitale du royaume de Silla, Gyeongju associe étroitement patrimoine historique et paysages naturels. Les sentiers du Namsan conduisent notamment à de nombreux vestiges bouddhiques, statues rupestres, pagodes et temples, donnant à la randonnée une dimension à la fois naturelle, culturelle et spirituelle.
À Busan, le mont Geumjeong constitue également un important terrain de randonnée. Ses chemins traversent forêts et reliefs rocheux jusqu’à la célèbre forteresse de Geumjeongsanseong, tout en offrant de beaux points de vue sur la deuxième ville de Corée et ses environs.


Dans le sud-ouest du pays, la baie de Suncheon propose quant à elle une approche plus douce de la randonnée, au milieu de vastes zones humides, de roselières et de paysages côtiers remarquables. Enfin, le mont Jiri, qui s’étend sur plusieurs provinces, figure parmi les grandes destinations de randonnée longue distance du pays. Son vaste réseau de sentiers traverse forêts, vallées et sommets et constitue l’un des hauts lieux du trekking coréen.


Un tourisme de montagne à développer
Pour les autorités sud-coréennes, l’intérêt de la randonnée dépasse désormais la seule pratique sportive. Le développement du tourisme de montagne et des séjours itinérants représente un moyen d’encourager les visiteurs étrangers à prolonger leur séjour et à découvrir des régions situées au-delà des grandes métropoles.

« Le tourisme de montagne, qui combine la randonnée pédestre et l’ascension en montagne lors de séjours de longue durée, constitue un contenu touristique à forte valeur ajoutée », a souligné le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme. Selon le gouvernement, ce type de voyage peut contribuer à augmenter la durée des séjours et les dépenses touristiques dans les territoires concernés.
La Corée du Sud entend ainsi promouvoir davantage à l’étranger ses itinéraires de randonnée emblématiques et développer des produits touristiques combinant nature, patrimoine, gastronomie et culture locale.

De Séoul à Busan, des montagnes de l’intérieur aux paysages côtiers de Suncheon, cette découverte par des randonneurs français illustre ainsi une nouvelle ambition : faire des sentiers coréens une véritable porte d’entrée vers les paysages, l’histoire et les traditions du pays.
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