Il suffit d’un foulard rouge, d’une digue balayée par le vent et de quelques notes de musique pour que la magie opère à nouveau. Dix ans après la diffusion de Goblin (Guardian: The Lonely and Great God), l’un des K-dramas les plus marquants des années 2010, la chaîne sud-coréenne tvN a offert aux fans un cadeau aussi simple qu’émouvant : réunir les quatre visages emblématiques de la série pour une escapade placée sous le signe de la mémoire.

Diffusé le 4 juillet, « Goblin 10th Anniversary Trip » n’est ni une suite ni un épisode spécial au sens classique du terme. Il s’agit plutôt d’un voyage dans le temps, où Gong Yoo, Kim Go-eun, Lee Dong-wook et Yoo In-na revisitent les lieux qui ont façonné une œuvre devenue culte bien au-delà des frontières sud-coréennes.

© 2026 (tvN korea/SL75)

Dès les premières minutes, la complicité entre les comédiens saute aux yeux. Les années ont passé, mais les liens noués sur le tournage semblent être restés intacts. Gong Yoo retrouve Kim Go-eun, son inoubliable « épouse du Gobelin », tandis que Lee Dong-wook et Yoo In-na replongent avec eux dans les souvenirs d’un tournage qui a profondément marqué leurs carrières.

« Goblin revient dans les mémoires chaque hiver. Cette série restera toujours le plus beau des hivers de ma vie », confie Gong Yoo, résumant en quelques mots l’attachement presque sentimental que continue de susciter le drama.

Une œuvre qui a changé le visage du K-drama

Lorsque Goblin est lancé à l’hiver 2016, peu imaginent que cette romance fantastique va devenir un phénomène mondial. Sous la plume de Kim Eun-sook, déjà auteure de plusieurs succès majeurs, et la réalisation inspirée de Lee Eung-bok, la série s’éloigne des codes habituels du mélodrame pour proposer une fresque romantique où immortels, destin, réincarnation et humour cohabitent avec une étonnante fluidité.

L’histoire suit Kim Shin, ancien général condamné à une immortalité éternelle, qui ne peut être libéré qu’en retrouvant celle qui est destinée à devenir son épouse. Face à lui, Ji Eun-tak, jeune femme lumineuse capable de voir les esprits, bouleverse un destin figé depuis des siècles. En parallèle, la relation entre le mystérieux Faucheur et Sunny offre au récit une seconde histoire d’amour devenue tout aussi mythique.

Avec sa photographie aux accents cinématographiques, ses décors spectaculaires tournés entre la Corée du Sud et le Québec, son humour subtil et sa bande originale aujourd’hui indissociable de la série, Goblin s’est imposé comme l’une des productions qui ont contribué à faire entrer le K-drama dans une nouvelle dimension internationale.

Retour sur un lieu devenu mythique

Le cœur de cette réunion anniversaire bat à Gangneung, sur la côte est du pays. C’est ici, sur la digue de Jumunjin, qu’a été tournée l’une des scènes les plus célèbres de la série. Dix ans plus tard, le site accueille encore quotidiennement des visiteurs venus reproduire les poses immortalisées à l’écran.

Face à ce décor devenu presque intemporel, Gong Yoo et Kim Go-eun recréent, non sans émotion, la célèbre scène du foulard rouge et des fleurs de sarrasin. Un moment suspendu qui rappelle combien certaines images de fiction finissent par appartenir à la mémoire collective.

Avec son humour habituel, Gong Yoo glisse alors :

« C’est étrange… J’ai l’impression de retrouver Eun-tak dix ans plus tard, comme si elle avait grandi sous mes yeux. »

L’émotion est d’autant plus sincère que les acteurs ne se sont jamais vraiment perdus de vue. Lee Dong-wook révèle que l’idée de cette réunion est née presque spontanément lors d’un dîner entre anciens partenaires de jeu.

« Nous nous sommes dit qu’il serait dommage de laisser passer les dix ans sans célébrer cette aventure ensemble », raconte-t-il.

Une popularité qui défie le temps

La diffusion de cette émission anniversaire confirme que Goblin appartient désormais au patrimoine de la fiction coréenne. Le premier épisode a enregistré une audience moyenne nationale de 3,3 %, avec un pic à 4,2 %, dominant sa tranche horaire sur les chaînes câblées et généralistes selon Nielsen Korea.

Mais les chiffres racontent seulement une partie de l’histoire. Dix ans après, les répliques de la série continuent d’être citées sur les réseaux sociaux, sa bande originale reste parmi les plus écoutées du genre et ses lieux de tournage figurent toujours sur les itinéraires des amateurs de K-dramas.

Rares sont les œuvres capables de traverser une décennie sans perdre leur pouvoir d’évocation. Goblin fait partie de celles-là. Cette réunion n’avait rien d’un simple exercice nostalgique : elle rappelle qu’au-delà de son immense succès, la série a laissé une empreinte durable sur toute une génération de spectateurs.

Et à voir les regards échangés entre Gong Yoo, Kim Go-eun, Lee Dong-wook et Yoo In-na, une évidence s’impose : certaines histoires ne vieillissent pas. Elles deviennent des classiques.

© 2026 (SL75)

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