Après près de sept décennies d’ouverture au public, le donjon du Hiroshima Castle a définitivement fermé ses portes en tant que musée, marquant la fin d’une époque pour ce symbole historique niché au cœur de la ville. Situé dans les ruines du château de Hiroshima, classées site historique national, l’édifice souffrait d’un vieillissement structurel devenu incompatible avec l’accueil des visiteurs.

Détruit lors du bombardement atomique américain en 1945, dans les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale, le château avait d’abord fait l’objet d’une reconstruction provisoire en bois. Il fut ensuite rebâti en béton armé en 1958, devenant un lieu de mémoire et de transmission de l’histoire locale.

Dimanche, à l’occasion de la fermeture, de nombreux visiteurs ont tenu à lui rendre un dernier hommage. Beaucoup espèrent déjà une nouvelle vie pour le monument. C’est un débat qui prend de l’ampleur au sein de la population et des autorités locales. La municipalité de Hiroshima envisage en effet une reconstruction du donjon, possiblement dans un style fidèle à l’architecture d’origine. Toutefois, aucune décision définitive ne sera prise avant plusieurs années, le temps d’étudier les différentes options de développement.

Lors de la cérémonie de clôture, Akihiko Omura, responsable du site, a exprimé un souhait empreint de solennité : « J’espère que le château restera dans les mémoires comme une histoire transmise de génération en génération. » Une manière de rappeler que, au-delà de sa structure physique, le château demeure avant tout un témoin vivant du passé et un symbole fort pour l’avenir.
© 2026 (SL75)





