La ville de Katsuura célèbre l’arrivée du printemps avec l’ouverture du 38e Grand Festival des Poupées Hina (Big Hina Matsuri), un rendez-vous devenu incontournable pour les familles de toute la région. Lancé le 21 au Centre d’échanges culturels des poupées d’Ikina, l’événement se poursuivra jusqu’au 5 avril, offrant aux visiteurs un spectacle aussi délicat qu’impressionnant.

© 2026 (SL75)

À l’intérieur du centre, environ 30 000 poupées Hina sont exposées. Point d’orgue de la manifestation, un monumental présentoir Hinadan en forme de pyramide s’élève sur huit mètres de hauteur et aligne pas moins de 100 niveaux. Chaque marche est minutieusement garnie de figurines aux costumes chatoyants, représentant la cour impériale de l’époque Heian. Suspendues au plafond et le long des structures, près de 4 000 poupées supplémentaires, confectionnées à la main par les membres du comité d’organisation, viennent enrichir la scénographie. Leur nombre augmente d’année en année, témoignant de l’engouement intact pour cette tradition.

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Le festival s’inscrit dans le prolongement du Hina Matsuri, également appelé Fête des filles, célébré chaque 3 mars à travers le Japon. Cette tradition remonte à l’époque Heian (794-1185). À l’origine, lors d’un rituel nommé nagashi-bina, de petites figurines de papier étaient déposées sur les rivières afin d’emporter avec elles les mauvais esprits et les malheurs. Au fil des siècles, cette coutume d’exorcisme symbolique a évolué vers l’exposition de poupées richement décorées, installées sur des estrades recouvertes de tissu rouge. Elles représentent l’empereur, l’impératrice, les dames de cour et les musiciens, formant une scène miniature de la vie aristocratique.

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Aujourd’hui, le Grand Festival des Poupées Hina de Katsuura prolonge cet héritage en lui donnant une dimension spectaculaire. Les familles viennent admirer les installations grandioses, transmettre aux enfants l’histoire et la symbolique de la fête, et célébrer la santé et le bonheur des jeunes filles. Dans une atmosphère empreinte de douceur et de couleurs pastel, la ville se transforme ainsi en véritable écrin de tradition, où passé et présent dialoguent au rythme du printemps.

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