Le Musée mémorial de la paix d’Hiroshima connaît une affluence sans précédent. Au 6 février, l’établissement avait déjà dépassé son précédent record annuel de 2 264 543 visiteurs, établi lors de l’exercice fiscal 2024. Pour la troisième année consécutive, le musée bat ainsi son propre record, confirmation d’un intérêt croissant, au Japon comme à l’étranger, pour la mémoire du bombardement atomique et les enjeux de désarmement nucléaire.

La progression est particulièrement marquée du côté des visiteurs internationaux. Au 6 février, 833 054 personnes venues d’autres pays avaient franchi les portes du musée, un chiffre là aussi inédit. Cette dynamique témoigne d’une mobilisation mondiale autour des questions de paix et de sécurité internationale.
La Fondation pour la culture et la paix d’Hiroshima attribue cette hausse à un contexte géopolitique tendu. La guerre en Ukraine et les conflits au Moyen-Orient suscitent une inquiétude renouvelée face aux risques d’escalade militaire et à la menace nucléaire. Dans ce climat d’incertitude, de nombreux visiteurs viennent chercher à Hiroshima des repères historiques et une réflexion sur les conséquences humaines des armes de destruction massive.

Le directeur du musée, Yoshifumi Ishida, voit dans cet engouement un signal fort. « Nous considérons cela comme un élément important qui contribue à former l’opinion publique internationale en faveur de l’abolition des armes nucléaires », a-t-il déclaré.
À travers ses expositions et ses témoignages, le Musée mémorial de la paix d’Hiroshima s’affirme plus que jamais comme un lieu central de mémoire et de sensibilisation, au moment où les équilibres mondiaux demeurent fragiles et la course à l’armement sur le point d’être relancée..
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