Ce week-end, les jeunes Japonais retiennent leur souffle. Samedi et dimanche, près d’un demi-million de candidats participent au concours d’entrée à l’université, le CUT, une étape déterminante dans le parcours scolaire des lycéens japonais. Au total, 496 237 personnes se sont inscrites à cet examen national, organisé simultanément sur l’ensemble du territoire.

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Le CUT constitue le socle du système d’admission à l’enseignement supérieur japonais. Chaque année, il évalue les connaissances académiques des candidats dans des disciplines fondamentales telles que le japonais, les mathématiques, les sciences, les sciences sociales et les langues étrangères. Les résultats obtenus jouent un rôle central dans les procédures de sélection des universités, même si celles-ci conservent une large autonomie dans leurs modalités d’admission.

Cette année, 813 universités et autres établissements d’enseignement supérieur ont annoncé qu’ils utiliseraient les résultats du CUT pour recruter leurs futurs étudiants. Universités nationales, publiques ou privées, toutes s’appuient, à des degrés divers, sur cet examen pour présélectionner les candidats avant d’éventuelles épreuves complémentaires, comme des examens spécifiques, des entretiens ou l’étude du dossier scolaire.

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L’accès à l’enseignement supérieur au Japon repose ainsi sur un système exigeant et fortement concurrentiel. Après l’obtention du diplôme de fin de lycée, les élèves peuvent se présenter au CUT, généralement une seule fois par an. Les scores obtenus conditionnent l’accès aux établissements les plus prestigieux, ce qui explique l’intensité de la préparation en amont. De nombreux élèves suivent des cours supplémentaires dans des écoles privées spécialisées, appelées juku, afin d’optimiser leurs chances de réussite.

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Ce modèle, souvent critiqué pour la pression qu’il exerce sur les jeunes, demeure néanmoins un pilier du système éducatif japonais. Il vise à garantir une sélection fondée sur les compétences académiques, tout en assurant une certaine équité nationale grâce à un examen standardisé.

Pour les candidats de cette édition, ces deux journées d’épreuves marquent un moment charnière, où se jouent les orientations universitaires, mais aussi, souvent, les trajectoires professionnelles futures. À l’issue du CUT, commencera une nouvelle phase d’attente et de choix, avant l’annonce des résultats et l’ouverture des admissions définitives dans les établissements du pays.

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