Sous la lueur vacillante de centaines de lanternes, des silhouettes silencieuses se recueillent dans un parc de Kobe, dans l’ouest du Japon. En cette soirée du 16 janvier 2026, la ville se prépare à commémorer un drame qui a marqué à jamais sa mémoire collective : le 31ᵉ anniversaire du grand tremblement de terre de Hanshin, survenu le 17 janvier 1995.

© 2026 (newscom/SL75)

À l’aube de ce jour d’hiver, il y a plus de trois décennies, la terre avait violemment tremblé pendant une vingtaine de secondes. Le séisme, d’une magnitude proche de 7, avait frappé la région de Kobe et d’Awaji, provoquant l’effondrement d’immeubles, l’embrasement de quartiers entiers et la destruction d’infrastructures vitales. Le bilan humain fut lourd : plus de 6 400 morts et des dizaines de milliers de blessés, tandis que près de 300 000 personnes se retrouvaient sans abri. Ce fut l’une des catastrophes naturelles les plus meurtrières de l’histoire moderne du Japon.

Trente et un ans plus tard, les lanternes allumées symbolisent à la fois le deuil et la résilience. Elles portent les prières des familles endeuillées, mais aussi le souvenir d’une solidarité nationale sans précédent. Le séisme de Hanshin a profondément transformé la politique japonaise de prévention des risques : normes antisismiques renforcées, meilleure coordination des secours et prise de conscience de la vulnérabilité urbaine face aux catastrophes naturelles.

Dans le silence recueilli du parc, chaque flamme semble murmurer un nom, une histoire, une vie interrompue. Kobe, aujourd’hui reconstruite et tournée vers l’avenir, n’oublie pas. À la veille de cet anniversaire, la ville rappelle que le souvenir est aussi une forme de protection : celle qui oblige à rester vigilant, pour que la tragédie de 1995 ne se répète jamais.

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