Vêtues de somptueux kimonos noirs ornés de la crête traditionnelle, les geiko et maiko ont renouvelé leur engagement envers leur art lors des cérémonies d’ouverture du Nouvel An, organisées mercredi dans quatre des cinq quartiers historiques de geiko, appelés kagai, de Kyoto : Gion Kobu, Miyagawacho, Pontocho et Gion Higashi.
Ces cérémonies annuelles marquent un moment fort du calendrier culturel de l’ancienne capitale impériale. Elles symbolisent à la fois le renouveau et la continuité d’un héritage artistique transmis de génération en génération.
Au théâtre Gion Kobu Kaburenjo, situé dans l’arrondissement d’Higashiyama, environ 80 geiko et maiko se sont rassemblées dans une atmosphère solennelle. À l’unisson, elles ont récité leur serment, affirmant avec fierté leur attachement aux traditions :
« Nous sommes fières de la tradition et nous nous efforcerons de maîtriser nos arts. »

La cérémonie s’est poursuivie par une performance d’exception. Yachiyo Inoue, trésor national vivant, maître de danse de 69 ans et grande maîtresse (iemoto) de l’école Inoue de danse kyomai, a interprété la danse traditionnelle Yamatobumi. Sa prestation, empreinte de grâce et de maîtrise, a incarné l’essence même de la culture raffinée de Kyoto.
À travers ces rituels du Nouvel An, les geiko et maiko réaffirment leur rôle essentiel dans la préservation des arts traditionnels japonais, rappelant que, malgré le passage du temps, l’élégance et la discipline de leur monde continuent de rayonner.
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