Figure emblématique du cinéma sud-coréen, l’acteur Ahn Sung-ki est décédé lundi à l’âge de 74 ans, après près de sept décennies de carrière. Il avait été hospitalisé en soins intensifs le 30 décembre, après s’être étouffé avec de la nourriture à son domicile et avoir perdu connaissance.

Né en 1952, Ahn Sung-ki débute très tôt devant la caméra. À seulement cinq ans, il apparaît dans Twilight Train (1957) de Kim Ki-young, proche de sa famille. Enfant star dans les années 1950 et 1960, il tourne dans près de 70 films avant de mettre sa carrière entre parenthèses pour poursuivre ses études. Il revient au cinéma en 1977, puis s’impose définitivement au début des années 1980 avec A Fine, Windy Day, qui marque le tournant de sa carrière adulte.
Acteur d’une grande polyvalence, il incarne au fil des décennies des personnages profondément humains, du moine bouddhiste dans Mandala au marginal de Whale Hunting. Les années 1990 consacrent son statut de pilier du cinéma coréen, avec des succès majeurs comme Two Cops, Les Monts Taebaek ou Sur la trace du serpent, en parallèle de l’essor de l’industrie cinématographique nationale.

Dans les années 2000, il poursuit sur cette lancée avec des films marquants tels que Musa, la princesse du désert et Silmido, premier film coréen à dépasser les dix millions d’entrées. Plus rare à l’écran par la suite, il continue néanmoins à impressionner par la profondeur de ses rôles, notamment dans Unbowed et Revivre. Son dernier film, Noryang (2023), le voit incarner un officier aux côtés du célèbre amiral Yi Sun-sin.
Apprécié pour son image chaleureuse et son humilité, Ahn Sung-ki s’est également engagé pour la défense du cinéma coréen, occupant plusieurs fonctions institutionnelles au sein de la profession. Les obsèques se déroulent au centre funéraire de l’hôpital Sainte-Marie de Séoul, avant son inhumation à Yangpyeong, dans la province du Gyeonggi.
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