Deux années se sont écoulées depuis le puissant séisme qui a frappé la péninsule de Noto, dans la préfecture d’Ishikawa, en ce jour de Nouvel An qui s’annonçait paisible. Aujourd’hui, dans les zones les plus durement touchées, le paysage porte encore les marques profondes de la catastrophe.

Dans de nombreuses communes sinistrées, la majorité des opérations de démolition financées par des fonds publics est désormais achevée. Là où se dressaient autrefois des maisons, des commerces et des lieux de vie, s’étendent aujourd’hui de vastes terrains vagues. Ces espaces ouverts, silencieux, témoignent de l’ampleur des destructions et de la lenteur du processus de reconstruction. Malgré les travaux engagés, de nombreuses traces du séisme demeurent visibles, rappelant quotidiennement aux habitants l’événement qui a bouleversé leur existence.

En ce jour de l’An, les habitants de la région de Noto se sont recueillis à la mémoire des victimes. Commémorations et moments de recueillement ont rythmé cette date symbolique, devenue indissociable du drame. Pour beaucoup, il s’agissait à la fois de se souvenir des disparus et de mesurer le chemin parcouru depuis la catastrophe.


Malgré les difficultés persistantes, un sentiment d’espoir continue d’animer les communautés locales. Si la reconstruction matérielle progresse lentement, la volonté de faire renaître les villages et de préserver les liens sociaux reste forte. Entre souvenirs douloureux et projets d’avenir, la péninsule de Noto poursuit son chemin, déterminée à se reconstruire sans oublier.
© 2026 (SL75)






