Le 1er janvier, le quartier d’Asakusa à Tokyo connaît chaque année une affluence exceptionnelle à l’occasion des célébrations du Nouvel An. Dès les premières heures du matin, une foule très dense converge vers le temple Sensō-ji pour le hatsumōde, la première visite de l’année dans un lieu de culte. Des visiteurs venus de Tokyo, d’autres régions du Japon et de l’étranger se mêlent dans les rues étroites menant au temple, notamment autour de la porte Kaminarimon et de l’allée commerçante Nakamise-dōri.

La circulation des piétons est fortement encadrée par les autorités afin d’assurer la sécurité et de maintenir un flux continu. Les déplacements se font lentement, parfois sur plusieurs centaines de mètres, et l’attente peut durer longtemps avant d’atteindre le bâtiment principal du temple. Malgré cette densité, l’atmosphère reste généralement calme et organisée. Les visiteurs suivent les instructions, avancent par vagues successives et respectent les rituels traditionnels, comme le tirage des omikuji ou l’achat de talismans porte-bonheur.

Cette affluence massive s’explique par l’importance symbolique du Sensō-ji, l’un des temples les plus anciens et les plus fréquentés de Tokyo. Le 1er janvier, Asakusa devient ainsi un lieu central de la vie culturelle et religieuse de la capitale, illustrant à la fois la popularité persistante des traditions du Nouvel An et la capacité de la ville à accueillir, le temps d’une journée, une foule d’une ampleur exceptionnelle.
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