Au Japon, la fraise occupe une place singulière parmi les fruits de saison, en particulier en fin d’année. Alors que dans de nombreux pays elle est associée au printemps ou à l’été, la fraise japonaise arrive à maturité principalement entre décembre et mai, grâce à des techniques de culture sous serre largement répandues sur l’archipel.

À l’approche des fêtes de fin d’année, les étals des marchés et des grands magasins se garnissent de fraises d’un rouge vif, souvent présentées à l’unité ou dans des emballages soignés. Ce fruit est très recherché pour la préparation des desserts traditionnels de Noël, notamment le « Christmas cake », un gâteau à la génoise, à la crème chantilly et aux fraises, devenu un symbole des célébrations de fin d’année au Japon depuis l’après-guerre.

La production de fraises repose sur un savoir-faire agricole précis. Les variétés japonaises sont sélectionnées pour leur douceur, leur faible acidité et leur aspect visuel. Des régions comme Tochigi, Fukuoka ou Shizuoka figurent parmi les principaux bassins de production. Certaines variétés, telles que la « Tochiotome » ou la « Amaou », jouissent d’une forte notoriété et peuvent atteindre des prix élevés, surtout en période de forte demande.

Fruit du quotidien mais aussi produit de luxe, la fraise japonaise reflète l’importance accordée à la qualité et à la saisonnalité dans l’alimentation du pays. En fin d’année, elle dépasse son simple statut de fruit pour devenir un élément central des traditions culinaires et commerciales, marquant une période où consommation, esthétique et célébration se rejoignent.

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